L’aérothermie séduit de plus en plus de foyers souhaitant réduire leur consommation d’énergie tout en améliorant leur confort thermique. Mais une question revient souvent chez les particuliers qui envisagent d’installer une pompe à chaleur (PAC) : est-elle réellement efficace en hiver, notamment lorsque les températures chutent fortement ?
Dans cet article, nous faisons le point sur le fonctionnement de l’aérothermie en période de froid et sur les performances réelles des pompes à chaleur modernes.
Comment fonctionne l’aérothermie ?
Le principe de l’aérothermie est simple : il s’agit de récupérer les calories présentes dans l’air extérieur pour chauffer un logement.
Une pompe à chaleur air-eau ou air-air capte l’énergie de l’air, même lorsque celui-ci est froid, puis la transfère vers le système de chauffage ou vers l’air intérieur de la maison.
En effet, même à des températures négatives, les calories de l’air peuvent être utilisées puisque le principe même d’une pompe à chaleur est de transformer l’énergie en chaleur grâce à un circuit frigorifique et un compresseur.
Les performances en hiver : ce qu’il faut savoir
Les pompes à chaleur modernes sont spécialement conçues pour fonctionner dans des conditions climatiques variées. Même lorsque les températures baissent, une pompe à chaleur continue de produire plus d’énergie qu’elle n’en consomme.
Pour évaluer les performances d’une PAC, on utilise ce que l’on appelle le COP (coefficient de performance). Il correspond à la quantité d’énergie produite par rapport à celle consommée (ex : un COP de 1, signifie que l’équipement produit 1 kWh d’électricité pour produire 1 kWh). En général, on considère qu’ :
- à 7 °C , le COP peut être autour de 3 à 5
- à 0 °C, il reste généralement entre 2,5 et 4
- à -7 °C, il peut encore approcher 2-3 selon les modèles.
Cela signifie que 1 kWh d’électricité consommé peut produire jusqu’à 2 ou 3 kWh de chaleur, ce qui reste nettement plus performant qu’un chauffage électrique classique.
Les pompes à chaleur conçues pour le grand froid
Pour rendre les pompes à chaleurs performantes en toutes circonstances, les fabricants ont su faire évoluer leurs modèles, avec certaines innovations comme :
- des compresseurs Inverter modulant la puissance,
- des fluides frigorigènes plus performants,
- des cycles de dégivrage optimisés,
- des échangeurs thermiques améliorés.
Certaines pompes à chaleur dites « haute performance » ou « basse température extérieure » sont capables de fonctionner jusqu’à -20 °C voire -25 °C. Elles permettent alors de maintenir un bon rendement même dans les régions aux hivers rigoureux.
Rappelez-vous également que les hivers ont tendance à être plus doux : les températures ne dépassent désormais que rarement les -5°C ou -10°C. Une PAC classique sera donc tout à fait capable d’apporter le confort nécessaire en toutes circonstances.
Faut-il un chauffage d’appoint ?
Dans certaines situations, notamment dans les zones très froides ou les logements mal isolés, un chauffage d’appoint peut être envisagé.
Cela se traduit en pratique par l’une des solutions suivantes :
- la présence d’une résistance électrique intégrée.
- la conservation de la chaudière existante lors de l’installation de la PAC (on parle alors de PAC hybride).
- l’installation ou la conservation d’un poêle à bois ou granulés.
Cet appoint ne fonctionne que quelques jours par an, lors des pics de froid, et permet de garantir un confort constant.
L’importance du dimensionnement de la PAC et de l’isolation du logement
L’efficacité d’une pompe à chaleur en hiver dépend d’un élément clé : le dimensionnement de l’installation. Une étude thermique réalisée par un professionnel permet de déterminer :
- la puissance nécessaire,
- l’isolation du logement,
- le type d’émetteurs (radiateurs, plancher chauffant),
- les besoins en chauffage réels.
Une pompe à chaleur correctement dimensionnée fonctionnera de manière optimale même en période de froid.
Autre point très important : l’isolation du logement. Plus un logement est bien isolé, plus l’aérothermie est performante.
C’est pourquoi il est souvent conseillé de combiner l’installation d’une PAC avec :
- une amélioration de l’isolation.
- des radiateurs basse température.
- un plancher chauffant.
Avec une isolation optimale, la PAC n’aura pas besoin de fonctionner à son maximum, même par grand froid, ce qui permet de conserver un confort optimal peu importe la température extérieure.
En conclusion : Oui, l’aérothermie reste efficace en hiver et même par grand froid, à condition de choisir un équipement adapté et correctement dimensionné.
Vous envisagez l’installation d’une pompe à chaleur en Alsace ? N’hésitez pas à nous contacter.